A propos de Randa MIRZA

Randa MIRZA est une artiste photographe et vidéaste libanaise née en 1978 à Beyrouth.

Son travail traite de l'identité, du genre, de l'entre-deux, de l'intime, de la ville, du refoulé, de la religion, de la diversité...

Nominée et félicitée à l'occasion de plusieurs prix dès ses débuts (2005, les jeux de la francophonie ; 2013, le Prix de la Photographie, Maison Blanche ; 2006, le No Limit Award aux Rencontres Photographiques d'Arles), Randa Mirza est avant tout une acharnée du travail qui a l'étoffe des plus grands : avoir un but élevé et vouloir les moyens de l'obtenir.

Randa Mirza est représentée par la Galerie Tanit à Munich et à Beyrouth. En entrant dans le sérail des photographes dégotés par Thierry Marlat, c'est Paris qui lui donne la place qu'elle mérite au sein du cercle restreint des plus grands photographes mondiaux.

Précédentes expositions individuelles et collectives :

Finnish Museum of Photography

Sfeir-Semler, Hambourg

Galerie Tanit, Beyrouth et Munich

Photomed, Beyrouth

Moving Walls (NY)

Phillipes de Pury (Londres)

FIAC (Paris)

Miami Basel

Armory Show (NY)

Art Dubai

Paris-Photo

Fondazione Mertz (Torino)

Witte de With (Rotterdam)

Raster Gallery (Warsaw)

Kashya Hildebrand Gallery (Londres)

Fotomuseum Winterthur (Zurich)

Darat al-Funun (Amman)

Aleppo international photography festival (Syrie)

Fotofestival Mannheim-Ludwigshafen-Heidelberg (Allemagne)

Kunsthalle Wien (Vienne)

ZKM museum (Allemagne)

Beirut Art Center (Liban)

 

 

Randa MIRZA

BEIRUTIOPIA

13 septembre - 12 octobre 2017

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A propos de BEIRUTOPIA : texte de Randa MIRZA et Stéphanie DADOUR *

"BEIRUTOPIA est une projection dans l'avenir du portrait de Beyrouth.

Depuis la fin de la guerre civile libanaise, en 1990, Beyrouth cherche à renouveler son mythe d'une ville glamour, à la charnière de l'Orient et de l'Occident. La ville connaît une effervescence de projets immobiliers, marquée par l'entrée des capitaux étrangers et une importante spéculation. Pour commercialiser les projets en construction, les promoteurs placent d'énormes panneaux publicitaires, représentant le futur bâtiment. Ces affiches sont non seulement des simulacres mais des représentations bio-politisées, c'est-à-dire identifiant un forme de pouvoir sur la vie des gens. de manière illusoire, elles simulent, voire imposent l'immeuble, son environnement, ses intérieurs, ses habitants et leur style de vie.

 

Les photographies de BEIRUTOPIA sont des mises en abîme de ces affiches publicitaires représentant l'immeuble virtuel, encadré depuis l'espace réel dans le quel il se trouve. Le croisement des situations virtuelle et réelle confère aux photographies un sentiment d'une inquiétante étrangeté reflétant la transformation actuelle de la ville. Cette étrangeté est valorisée par le cadrage photographique, un jeu d'échelles et de plans constituant une lecture critique du développement urbain.

BEIRUTOPIA renvoie à une situation contre-utopique, ne faisant pas de distinction entre les images illusoires et les récits du pastiche qu'elle incarne. En fusionnant virtuel et réel, il s'agit de redéfinir l'espace urbain et ses ^potentialités, de faire émerger de nouvelles formes d'identifications, et de se réappropriai le tissu social et spatial. dans cette optique, les photographies sont un espace de résistance."

* Stéphanie DADOUR est docteur en architecture, maître-assistante HCA à l'ENSA Grenoble. Elle a passé une année en tant que visiting scholar à l'Université de Columbia de New-York ; elle a participé au programme Mondialisation et Etudes Culturelles du Centre Pompidou. Elle enseigne dans plusieurs écoles d'architecture en France et au Liban.

Ouvrage : Des pensées du décentrage au pragmatisme : la question de l'identité dans l'espace domestique. Amérique du Nord (1988-2008), thèse de doctorat.