"Zad Moultaka. La sensualité et le sacré impreignent ses splendides oeuvres vocales."

Telerama, sep-oct 2010.

Zad MOULTAKA, né en 1967 au Liban est un musicien, peintre et photographe, compositeur et plasticien, expérimentateur, chercheur sur le langage plastique et musical. 

En musique, Zad Moultaka a connu très tôt la reconnaissance et les honneurs. Il a collaboré avec de nombreux artistes à travers le monde, avec des Instituts de Recherche, avec des Instituts Culturels Nationaux ; il est l'auteur d'une importante collection d'oeuvres musicales : musiques vocales, opéras, électroacoustique, musiques de film...

Après une longue maturation, Zad Moulatka a commencé à réaliser des productions plasticiennes : essentiellement peintures et photographies, pour le moment. Il ouvre ainsi une porte nouvelle mais il continue à faire écho à son travail de composition musicale ; il reste en lien avec sa propre histoire.

 

Artiste au spectre large, Zad Moultaka en redemande encore, insatiable, toujours désireux de s'ouvrir, d'explorer, de découvrir. Hyper-actif très certainement, son goût pour l'harmonie et son intelligence plasticienne lui confèrent une résistance à l'éparpillement. Toujours cohérent, il parvient à s'étirer sans se rompre, bien décidé à ne pas se contenter du statut d'astre ou de planète, tenté par le devenir plus large qu'offre le modèle des univers, des systèmes...

Il y a lieu de s'intéresser fortement à l'algèbre moultakienne..., parce qu'il est le fruit de notre monde et à son besoin immense d'ouverture, d'harmonie et d'union, parce que nos histoires nationales, culturelles sont à ce point entrelacées qu'il n'est désormais plus possible de continuer les uns sans les autres. Son travail musical et plasticien contribue à nous livrer des clés de notre propre alchimie.

Zad Moultaka a représenté le Liban à la 57ème Biennale d'Art de Venise en 2017. 

Il a été choisi par la Galerie Thierry Marlat pour incarner les Photographes du Monde Arabe Contemporain.

Comme il le dit lui-même, "Un souci, une urgence, l'animent dans sa quête d'une expression arabe contemporaine et sans concession".

Quelques précédentes collaborations :

IRCAM (Paris)

Ensemble 2e2m

Arsenal Metz-en-scène

Institut du Monde Arabe

57ème Biennale d'Art de Venise (2015, 2017)

 

 

Zad MOULTAKA

PRIMITIVES

12 octobre - 12 novembre 2017

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A propos de la photographie de Zad Moultaka

Texte de Emmanuel DAYDE *

"Au sein du ciel immense, les astronomes sumériens qui scrutaient avidement les mouvements dans l'espace identifiant sept planètes dans notre systèmes solaire. Comme ils pressentaient par delà l'infinité de l'espace un autre système, récemment découvert : celui de l'étoile naine et rouge Trappist et de six exoplanètes de la taille de la Terre qui l'entourent... Un hymne akkadien à Nanna/sin, le dieu de la Lune de Sumériens et d'Akkad, utilise l'épithète Inbu (Fruit), pour qualifier les évolutions de l'astre dans le ciel, qui ressemblent à celles des fruits dans un arbre, tout à tour naissant, pourrissant et renaissant. Explorateur des confins du vertige, Zad Moultaka part alors en quête de cette harmonie des sphères, en photographiant des traces d'étoiles au sein même de la terre, en identifiant sept légumes à sept astres des dieux babyloniens (de Shamash à Isthtar). Alliant l'ascétisme mystique des natures mortes de Zurbaran et de l'Office des Ténèbres de Moracles au Siècle d'Or espagnol, aux expérimentations alchimiques d'Hicham Berrada aujourd'hui, ses Astres Fruitiers franchissent l'espace en le dilatant intensément, à la manière d'une boucle spatio-temporelle. Rutabagas noueux en forme de météorites, aubergines veloutées évoquant d'oblongues planètes noires, tomates éruptives aux cônes volcaniques, ou champignons blafards et lunaires - que réchauffe à peine un pâle chou rouge solaire en train de s'éteindre -, ses nourritures terrestres se métamorphoses en d'obscures multitudes célestes flottant dans l'infini. Obtenues en usant de très faibles pinceaux lumineux et en pratiquant un temps d'exposition très long, ces vanités terrestres en suspension céleste, saisies dans une lumière d'éternité, deviennent aussi poussières d'étoiles mésopotamiennes. Voyage dans les abysses, la musique astrale des fruits de Zad Moultaka - qui tente d'imaginer la fréquence sonore de ces astres lointains- éprouve, dit-il, "la profondeur des eaux, la nuit, le surgissement et les nuances infinies qui transforment le légume en une autre réalité". La poétesse libanaise Etel Adnan l'avait prédit : "La race humaine est en d'aller vers la préhistoire. Précisément. En allant vers les planètes".

* Emmanuel DAYDE : Historien de l’art, critique dramatique et essayiste, Emmanuel Daydé organise Nuit Blanche à Paris depuis sa création en 2002 tandis qu’il écrit dans les revues Art Absolument, Connaissance des Arts, Art Press et Air France Magazine, où il s’entretient avec Heiner Müller, Philippe Boesmans, Miquel Barcelo, Krzysztof Warlikowski ou Romeo Castellucci. Commissaire d’expositions pour « Ousmane Sow sur le pont des Arts »,  « Haïti, anges et démons » à la Halle Saint-Pierre, « Regards persans : Iran, une révolution photographique » à l’Espace Electra, « C’est la vie ! Vanités de Caravage à Damien Hirst » au musée Maillol à Paris ou « Zad Moultaka : Come in Terra » » au Palazzo Albrizzi à Venise , il a rédigé plusieurs monographies, notamment sur Fabian Cerredo, Anselme Bois-Vives et Aurel Cojean, ainsi que la préface de l’exposition « Die Ungeborenen (Les non-nés) » d’Anselm Kiefer à la galerie Thaddaeus Ropac – Paris Pantin. (d'après http://zadmoultaka.com/blog/portfolio/emmanuel-dayde/)

Il est écouté dans le monde entier, autant que l'entièreté du monde est dans ses écoutilles.

RFI

Yasmine Chouaki

Toute la musique de Zad Moultaka relève de l’ordre du rituel : une dimension à caractère collectif, liée à des gestes ancestraux que le compositeur va sans cesse réactiver pour leur donner un sens et une force démultipliés.

ResMusica

Michèle Tosi

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En s'appuyant sur les vestiges de l'histoire, le compositeur et plasticien interpelle l'imaginaire du spectateur. Pari gagné : le charme opère, les invités à l'inauguration succombent un à un à l'œuvre.

L'Orient Le Jour

Edgar Davidian

Zajal est une oeuvre en soi, inouïe au sens propre, dont l'énergie bouleverse et submerge. A-t-il aussi tenté d'en finir avec le fantasme de la destruction, lui qui se définit comme un "enfant de la guerre" ?

Le Monde

Marie-Aude Roux

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